Spiritualité et religion : les nouveaux carburants de la transition énergétique en Suisse ?

Prof. Irène Becci, Faculté de théologie et de sciences des religions.

Partenaire de recherche: Centre intercantonal d'information sur les croyances – Genève Partenaires de terrain: Conseil œcuménique des Églises (COE), Genève. Association : «Communauté de travail interreligieuse en Suisse», IRAS-COTIS. Réseau International des Droits Humains (RIDH), Genève. Pain pour le prochain, section romande, Lausanne. Association „oeku“ Eglise et environnement, Berne

Depuis quelques années, on observe les signes d’un investissement croissant d’acteurs religieux et spirituels dans la prise de conscience environnementale. Dès 1970, des groupes issus des « nouvelles spiritualités » - néo-orientales, néo-shamaniques ou New Age - initient de nouvelles pratiques en matière d’environnement. A la fin des années 1970, les Eglises historiques emboitent le pas et s’engagent dans des réflexions et œuvres environnementales. La sortie en juin 2015 de l’encyclique du pape François sur l’environnement va aussi dans ce sens.

Dans ce contexte, le projet vise à mettre en perspective l’apport éventuel de la religion et la spiritualité à la transition énergétique. Il s’agit de comprendre en quoi les acteurs religieux et spirituels auraient un rapport particulier à la transition énergétique et en quoi le facteur « spiritualité » la rendrait plus effective. Ce projet permettra notamment d’identifier les initiatives dans les courants religieux et spirituels qui se situent fortement dans une transition énergétique, de faire émerger leur cadre historique et leur fonctionnement, d’identifier leurs valeurs et leurs représentations en terme de relation à la nature. Enfin, il vise également à identifier les éventuels effets de synergie que ces initiatives et ces acteurs enclenchent dans le domaine de l'action environnementale.